Les Œuvres Complètes de Théophile Gautier

Responsable Alain Montandon

Les éditions Champion entreprennent l’édition des œuvres complètes de Théophile Gautier, espérant ainsi réaliser le rêve plus que centenaire de Lovenjoul.

Chaque volume comprendra une importante introduction et des notes aussi complètes que possible. L’apparat critique pourra également comporter des variantes quand celles-ci existent et sont significatives. Le texte retenu sera, sauf exception justifiée, le dernier texte publié du vivant de Gautier.

L’introduction donnera tous les éléments concernant la composition, la réception, etc.. Il sera possible aussi, en fin de textes d’adjoindre des annexes. L’ambition est de viser une oeuvre aussi complète que possible.

Les Œuvres Complètes se subdivisent en 8 sections. L’ensemble fera environ une cinquantaine de volumes de 400 pages en moyenne.

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I. Section : Romans, contes et nouvelles (coordonnateur A. Montandon)

Déjà parus

I. 1. Mademoiselle de Maupin (texte établi, présenté et annoté par Anne Geisler-Szmulewicz)
OEUVRES COMPLETES. ROMANS, CONTES ET NOUVELLES, TOME 1
Mademoiselle de Maupin, le premier roman de Gautier, paraît à la fin de l’année 1835. Auréolé d’une réputation qui sent le soufre, accompagné d’une préface qui scandalise, il est présenté par Baudelaire comme un « véritable événement ». Revendiqué par les romantiques, par les néo-classiques et par les défenseurs de l’art pour l’art, il est lu aussi par la Décadence comme une véritable Bible. Il emprunte tour à tour au roman par lettres, au poème lyrique, au théâtre et ébranle joyeusement toutes les catégories. Régi par une esthétique de la fantaisie, il privilégie les détours, l’arabesque, la confrontation des contraires, la sinuosité de la ligne, et érige la féerie et le labyrinthe en modèles. Le modèle affiché de Gautier, qui donne au roman son titre, Julie d’Aubigny la véritable Mademoiselle de Maupin, n’est en fait qu’un prétexte : Mademoiselle de Maupin appartient bien à son temps ; il pose avec une acuité et une lucidité rarement égalées les questions de l’identité de l’artiste, de son rapport à l’œuvre et au monde, essentielles au XIXe siècle.

I.2. La Croix de Berny ; Les Roués innocents ; Militona (C. Lacoste et A.Guyot)
OEUVRES COMPLETES. ROMANS, CONTES ET NOUVELLES, TOME 2

La Croix de Berny, Les Roués innocents, Militona. Textes établis, présentés et annotés par C. Lacoste-Veysseyre et A. Guyot
Ce volume prouve la richesse et la variété de l’œuvre romanesque de Théophile Gautier. La Croix de Berny, roman steeple chease(1845) est une entreprise originale: c’est un roman épistolaire où quatre auteurs différents (Delphine de Girardin, Joseph Méry, Jules Sandeau et Théophile Gautier) assument chacun un personnage; trois hommes amoureux de la même femme poursuivent le bonheu r à travers une intrigue très habilement, mais inéluctablement, conduite, dans une quête de l’absolu qui permet aux auteurs d’éviter les écueils de la banalité et de la sentimentalité, toujours affleurants dans une œuvre destinée au grand public; une forme d’ironie grinçante, bien dans le goût des Romantiques, donne à l’œuvre un ton très original. Les Roués innocents (1846) sont un « roman sentimental » qui utilise tous les stéréotypes et les procédés de ce genre, que Gautier lui-même condamnait. Pourquoi alors ce roman? Par goût du pastiche, technique que Gautier a toujours affectionnée: battre l’ennemi avec ses propre armes est bien dans la manière de cet ironiste impénitent, cherchant la difficulté et pratiquant avec délices le second degré. L’originalité d e l’œuvre naît d’un savant mélange de science et de désinvolture. Militona (1847) transporte le lecteur en Espagne. Le roman, profondément inspiré par les voyages de Gautier, réunit tous les caractères du roman populaire, mâtinés de mélodrame et de vaudeville, mais Gautier s’y amuse autant que le public, qui lui accorda largement ses suffrages. A travers la diversité de ces œuvres se dessinent les lignes fondamentales du microcosme de Gautier, le rôle primordial de la femme et de l’amour dans la quête de l’absolu, qui requiert, de la part de l’homme, engagement sans restriction et don total de soi.

I.5. Le Roman de la Momie (C. Saminadayar); Spirite (A. Montandon)
OEUVRES COMPLETES. ROMANS, CONTES ET NOUVELLES, TOME 5

Le Roman de la Momie, Spirite. Edition établie par Alain Montandon et Corinne Saminadayar-Perrin
Le Roman de la momie et Spirite, publiés en feuilleton en 1857 et 1865 avant de l’être en volume l’année suivant leur parution,sont deux grands récits parmi les plus célèbres de Théophile Gautier. L’un entraîne le lecteur dans les profondeurs, dans un passé très ancien, dans une antiquité obscure et mystérieuse, dans la chaleur extrême de l’Égypte pharaonique, tandis que l’autre, tout en se déroulant dans l’espace public parisien du XIXe siècle, est d’abord le roman de la neige, du froid nordique avant que de déployer l’image d’un envol céleste signifiant le triomphe de l’amour au-delà de la mort. Science égyptologique d’un côté, théories mystiques de Swedenborg de l’autre sont au service d’un fantastique historique et d’un merveilleux poétique qui continue nt d’enchanter les lecteurs.

1.3. Partie carrée. Jean et Jeannette (Françoise Court-Perez)

OEUVRES COMPLETES. ROMANS, CONTES ET NOUVELLES, Tome III

Texte établi, présenté et annoté par Françoise Court-Perez, Champion, Textes de littérature moderne et contemporaine, n° 158, 2014, 504 p.

Publié en 1848 sous le titre Les Deux étoiles, le roman de Gautier plus connu sous le titre Partie carrée, utilise les ressorts des  sous-genres romanesques en l’honneur au XIXe siècle, depuis le roman d’aventures jusqu’au roman exotique et maritime en passant par le roman frénétique ou le roman historique puisque les nombreuses  péripéties se déroulent sur fond de légende napoléonienne. Roman de 1848, qui veut échapper à 1848, année tourmentée, Partie carrée se  moque de tout sentimentalisme. L’esthétique des contrastes y fait  surgir, face à une Londres brumeuse, rigide et glaciale, une Inde  flamboyante, extrême d’un Orient souvent rêvé par Gautier. Filant la veine de la nostalgie, Jean et Jeannette, écrit deux ans  plus tard, recrée les grâces d’un XVIIIe siècle finissant où l’art de  vivre se cultive aussi bien dans l’aristocratie que dans le  demi-monde, où Boucher continue Watteau et où Marivaux donne sa vivacité acide aux dialogues. Gautier, comme son ami Houssaye, ouvre  ici la voie aux Goncourt.

Par-delà leurs différences, l’un cultivant une violence et une «  barbarie » indices de pureté et chères à Gautier comme à Mérimée,  l’autre retrouvant l’élégance d’un monde galant évanoui, ces deux  romans, où le souci esthétique est toujours présent, se rejoignent par  leur aisance souveraine ; leur vivacité et l’humour toujours en filigrane témoignent de l’art du romancier.

II. Section : Poésies (coordonnateur Peter Whyte)

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III. Section : Théâtre et ballets (coordonateurs C. Lacoste et H. Laplace-Claverie)

Déjà parus

III. Théâtre et ballets (coordonateurs C. Lacoste, H. Laplace-Claverie)
OEUVRES COMPLETES – SECTION III – THEATRE ET BALLETS

Edition établie par Claudine Lacoste-Veysseyre et Hélène Laplace-Claverie avec la collaboration de Sarah Mombert
Le théâtre a joué un rôle important tout au long de la vie et de la carrière de Théophile Gautier. Non seulement il a exercé pendant près de quarante ans les fonctions prenantes de critique dramatique, mais il s’est essayé lui-même à la création personnelle. Son œuvre théâtrale comporte une vingtaine de pièces d’inspiration très variée, allant du simple prologue à un proverbe, un m ystère, un vaudeville, des pantomimes et autres arlequinades, une comédie de cape et d’épée, et même un drame, sans compter quelques essais inachevés… Toutes ne furent pas représentées, toutes ne connurent pas le succès, mais toutes sont intéressantes dans ce qu’elles révèlent de l’esthétique et du microcosme de l’auteur, profondément attaché à la liberté créatrice de l’artiste.< br> Gautier était un amateur éclairé de ballets, et sa contribution à son histoire est importante: saGiselle, par exemple, continue à meubler les scènes les plus diverses du théâtre contemporain. Les ballets étaient pour lui « des rêves de poète pris au sérieux » et il a su déceler dans le spectacle chorégraphique un potentiel esthétique inexploré.
Ce volume, regroupant toutes les œuvres qui touchent au théâtre, révèle donc la variété et la richesse d’un aspect important et souvent méconnu du talent de l’auteur.

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IV. Voyages (coordonateurs S. Moussa et A. Guyot)

IV. 5. Voyage en Russie (texte établi, avec ses variantes par Serge Zenkine et annoté par Serge Zenkine et Natalia Mazour)

Les deux voyages de Théophile Gautier en Russie (en 1858-1859 et 1861), qui ont duré au total davantage que ses séjours en tout autre pays étranger, ont donné un livre, le plus long récit de voyage que ce grand voyageur rédigea dans sa vie.
La présente édition se donne pour but d’éclaircir avec le plus de détails possibles, d’une part les réalités que l’écrivain a rencontrées et observées au cours de son voyage, d’autre part le système de ses idées personnelles, références culturelles, récurrences textuelles et circonstances biographiques. Tel est l’objectif des abondantes notes qui suivent le texte de Gautier.

IV. 6. Voyage en Algérie. Voyage en Egypte. Edition présentée, établie et annotée par Véronique Magri-Mourgues. EdItion établie, présentée et annotée par Sarga Moussa, Champion, 2016.

Algérie et Égypte, deux mots qui résonnent dans la conscience de tous ceux qui s’intéressent aux représentations de l’ailleurs. Si Gautier est l’un des maîtres de ce qu’on appelle la littérature viatique, il faut rappeler que son Voyage en Algérie et son Voyage en Égypte sont restés inachevés. Ils paraissent pour la première fois conjointement, révélant du même coup des parentés dans la représentation d’un espace souvent perçu à travers le regard des peintres orientalistes, alors même qu’ils étaient l’un et l’autre en pleine transformation : en 1845, c’est sous la contrainte coloniale que l’Algérie s’européanise, tandis qu’en 1869, c’est par la volonté du khédive Ismaïl que les fêtes d’ouverture du canal de Suez se veulent la célébration d’une Égypte modernisée. Mais dans l’un et l’autre cas, Gautier sait voir ce qui échappe à la logique de la domination occidentale, comme la simple beauté de certains paysages qui constituent aussi, Gautier le pressentait, et dans un sens bien différent de celui de la logique prédatrice qui fut celle de l’Europe du XIXe siècle, notre héritage commun, de part et d’autre de la Méditerranée.

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V. Critiques littéraires (coordonateurs P. Tortonese et F. Court-Perez)

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VI. Critiques théâtrales (théâtre, musique, ballet) (coordonateur Patrick Berthier)

VI. 1.  Critique théâtrale 1835-1838 (texte établi, présenté et annoté par Patrick Berthier avec la collaboration de François Brunet), Champion, 2007.

Dans le cadre de l’édition des Œuvres complètes de Théophile Gautier entreprise sous la direction d’Alain Montandon, la publication de l’ensemble de la Critique théâtrale de cet auteur revêt une importance particulière. En effet, jamais n’avait paru en librairie le texte intégral du feuilleton dramatique tenu chaque semaine par Gautier de 1837 à 1872 : jusqu’en 1855, il en existait une édition très incomplète, à la fois mutilée et incohérente, et à partir de 1855 les feuilletons n’avaient pas été édités. On trouvera ici le texte complet, rétabli avec soin dans son intégralité et annoté de manière à rendre accessible dans le détail cet exceptionnel témoignage concret sur l’histoire du spectacle vivant au XIXe siècle.

VI. 2. Critique théâtrale 1839-1840 (texte établi, présenté et annoté par Patrick Berthier avec la collaboration de Claudine Lacoste-Veysseyre et d’Hélène Laplace-Claverie), Champion, 2008.

Ce deuxième volume poursuit l’édition du texte authentique du feuilleton dramatique tenu chaque semaine par Gautier pendant les années 1839 et 1840.

VI. 3. Critique théâtrale 1841-1842, édition Patrick Berthier, Champion, 2010

Ce volume couvre les années 1841 et 1842 du feuilleton de théâtre tenu chaque semaine par l’auteur de Mademoiselle de Maupin de 1837 à 1872, année de sa mort. La publication du texte authentique de l’ensemble de la Critique théâtrale de Théophile Gautier revêt une importance d’autant plus grande qu’il n’en existait jusqu’à présent qu’une édition partielle (années 1837 à 1855), à la fois mutilée et incohérente. Comme pour les deux premiers volumes (1835-1838, Champion, 2007, et 1839-1840, Champion, 2008), on trouvera ici le texte complet, rétabli avec soin dans son intégralité et annoté de manière à rendre accessible dans tous ses détails cet exceptionnel témoignage concret sur l’histoire du spectacle vivant au XIXe siècle.

VI. 4  Critique théâtrale, t. IV (1843 – août 1844), texte établi, présenté et annoté par Patrick Berthier, Champion, 2012.

Le feuilleton de théâtre tenu chaque semaine par l’auteur de Mademoiselle de Maupin de 1837 à 1872, année de sa mort, prend en 1843 et 1844 une ampleur particulière, due à la fois à la longueur des articles et au petit nombre de lacunes dans le rythme de publication hebdomadaire ; aussi ce quatrième volume s’interrompt-il à la fin d’août 1844. Au riche contenu du feuilleton lui-même s’ajoutent les trois premières contributions de Gautier au volume Les Beautés de l’Opéra, de longs textes consacrés à Giselle de Gautier lui-même, au Barbier de Séville de Rossini et au ballet de 1836 Le Diable boiteux.

La publication du texte authentique de la Critique théâtrale de Théophile Gautier revêt une importance d’autant plus grande qu’il n’en existait jusqu’à présent qu’une édition partielle (années 1837 à 1855), à la fois mutilée et incohérente. Comme pour les trois premiers volumes (1835-1838, 2007 ; 1839-1840, 2008 ; 1841-1842, 2010), on trouvera ici le texte complet de tous les feuilletons, rétabli avec soin dans son intégralité et annoté de manière à rendre accessible dans le détail cet exceptionnel témoignage concret sur l’histoire du spectacle vivant au XIXe siècle.

VI. 5 (septembre 1844-1845), texte établi, présenté et annoté par Patrick Berthier avec la collaboration de Claudine Lacoste-Veysseyre

Le feuilleton théâtral hebdomadaire tenu par Théophile Gautier de 1837 à 1872, année de sa mort, continue d’être marqué en 1844 et 1845 par la longueur des articles, à laquelle s’ajoute la quasiabsence de lacunes dans le rythme de publication ; aussi ce cinquième volume ne couvre-t-il que seize mois, de septembre 1844 à la fin de 1845. Au feuilleton lui-même s’ajoutent les dernières notices de Gautier pour le volume Les Beautés de l’Opéra, deux longs textes sur Les Huguenots de Meyerbeer et sur Norma de Bellini.

VI. 6 (1846-juin 1847), texte établi, présenté et annoté par Patrick Berthier, avec la collaboration de François Brunet, 2015.

L’édition du feuilleton théâtral de Théophile Gautier se poursuit avec ce sixième volume, qui couvre l’année 1846 et les six premiers mois de l’année 1847 ; les préférences et les répulsions du critique ne changent pas : rejet de la tragédie à l’ancienne, mais approbation de l’entrée attendue au répertoire dela Comédie-Française du Dom Juan de Molière ; et célébration insistante des genres « oculaires », comme le ballet, la pantomime des Funambules, les représentations équestres du Cirque et de l’Hippodrome.

VI. 7 (juillet 1847-1848), texte établi, présenté et annoté par Patrick Berthier, 2016

L’édition du feuilleton théâtral de Théophile Gautier parvient à son septième volume, qui couvre la période allant de juillet 1847 à la fin de 1848. Les goûts du critique persistent : attirance pour l’opéra, rejet de la tragédie à l’ancienne, lassitude face au vaudeville répétitif, célébration des genres « oculaires » (ballet, pantomime, cirque). S’ajoute ici la circonstance (révolution de février, journées de juin), qui trouble durablement l’activité des théâtres.

VI. 8 (1849-juin 1850), texte établi, présenté et annoté par Patrick Berthier, 2017.

L’édition du feuilleton de théâtre de Théophile Gautier parvient à son huitième volume, qui couvre la période allant de janvier 1849 à juin 1850. L’impact de la révolution de février et de ses conséquences est encore visible dans l’évocation insistante du marasme des théâtres, mais par ailleurs le durcissement du régime pousse le feuilletoniste à sortir de sa réserve : le théâtre réactionnaire à la mode l’exaspère, et il se révolte contre le retour sournois de la censure morale et politique. Toujours au premier rang de ses préférences de critique, l’opéra (1849 est l’année du Prophète de Meyerbeer), le cirque et les petits théâtres, mais il s’intéresse aussi à la Comédie-Française où Rachel aborde le drame, et il va très souvent au concert ; son regard sur les spectacles continue donc d’être richement panoramique.

Comme pour les premiers tomes (I, 1835-1838, 2007 ; II, 1839-1840, 2008 ; III, 1841-1842, 2010 ; IV, 1843-août 1844, 2012; V, septembre 1844-1845, 2014 ; VI, 1846-juin 1847, 2015 ; VII, juillet 1847-1848, 2016), on lira ici la première édition en librairie du texte exact du feuilleton, établi avec soin et annoté en vue de donner accès dans le détail à ce témoignage exceptionnel sur l’histoire concrète du spectacle vivant au XIXe siècle.

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VII. Critique d’arts plastiques (coordonnateurs Wolfgang Drost et M.H. Girard)

Oeuvres complètes. IV. Critiques d’art. Les Beaux-arts en Europe. 1855, édition établie et annotée par Marie-Hélène Girard, 2011.

Les Beaux-Arts en Europe occupent, parmi les « Salons » que Théophile Gautier commenta de 1833 à 1872, une place de premier plan, à la mesure de l’événement dont ils rendent compte, la première Exposition universelle des Beaux-Arts organisée à Paris en 1855. La manifestation qui rassembla plus de cinq mille oeuvres et accueillit près d’un million de visiteurs, suscita une mobilisation critique sans précédent. Gautier ne publia pas moins de cinquante-deux feuilletons dans les colonnes du Moniteur universel et cet ensemble constitue un témoignage particulièrement riche sur l’art français, mais aussi européen au tournant du XIXe siècle. Ce volume, le premier à paraître dans la série des Salons, est incontestablement l’un des plus marquants de sa carrière de critique et, paradoxalement, l’un des plus méconnus, puisqu’il n’a jamais été réédité. En restituant la voix d’un critique et d’un écrivain de premier plan, cette édition entend combler une double lacune dans le patrimoine littéraire du XIXe siècle et dans l’histoire de la critique. On trouvera ici le texte du compte rendu tel qu’il parut dans le Moniteur universel, accompagné de notes qui en éclairent le contexte et identifient autant que possible les oeuvres commentées.

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VIII. Feuilletons et œuvres diverses (C. Lacoste et A. Montandon)

Théophile Gautier, Œuvres complètes. Section VIII, Tome I. Feuilletons divers (1833-1837) Ménagerie intime. La Nature chez elle
Textes établis, présentéset annotés par Claudine Lacoste-Veysseyre et Alain Montandon, Textes de Littérature Moderne et Contemporaine N° 159
1 vol., 2014, 368 p.

Ménagerie intime et La Nature chez elle, tout en témoignant à la fois d’un repli sur soi du poète, sur sa vie intime et domestique,
développent toute une philosophie panthéiste que Théophile Gautier dévoile discrètement et avec finesse à travers son amour des bêtes et  de la nature.
Ce volume réunit également des feuilletons divers publiés  essentiellement dans les années 1833-1837 qui témoignent de  l’extraordinaire diversité des intérêts du poète pour l’actualité  parisienne et les figures de Parisiens dont celui du bourgeois auquel  est consacrée une mémorable monographie.

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